un site du conseil départemental de la moselle

Suivis environnementaux


Comptages au Domaine de Lindre
Espèce Nombre
Oie cendrée (Anser anser) 598
Grèbe huppé (Podiceps cristatus) 531
Canard colvert (Anas platyrhynchos) 333
Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo) 224
Mouette rieuse (Larus ridibundus) 200
Fuligule milouin (Aythya ferina) 182
Grande Aigrette (Casmerodius albus) 168
Foulque macroule (Fulica atra) 93
Ouette d'Égypte (Alopochen aegyptiaca) 66
Fuligule morillon (Aythya fuligula) 40
Canard chipeau (Anas strepera) 26
Cygne tuberculé (Cygnus olor) 20
Sarcelle d'hiver (Anas crecca) 9
Canard souchet (Anas clypeata) 9
Aigrette garzette (Egretta garzetta) 3
Nette rousse (Netta rufina) 2
Héron pourpré (Ardea purpurea) 1
Harle piette (Mergellus albellus) 0
Harle bièvre (Mergus merganser) 0
Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis) 0
Garrot à œil d'or (Bucephala clangula) 0
Canard pilet (Anas acuta) 0
Canard siffleur (Anas penelope) 0

Comptages et suivi de l'avifaune

Suivi des anatidés (oiseaux d'eau)

Méthode appliquée : comptage hebdomadaire des oiseaux d'eau (foulques, canards, cygnes, oies, grèbes et cormorans) sur les étangs du Domaine de Lindre.

Mis en place en janvier 1993, un comptage hebdomadaire sur l’étang de Lindre et ses étangs satellites a été réalisé. Vu la superficie de l’étang de Lindre, il a été nécessaire d’établir neuf points d’observation sur le site ceci afin de pouvoir balayer l’ensemble de la surface de l’étang de Lindre.

Sur les autres plans d'eau, il n’ y a qu’ un seul point de comptage, généralement depuis la digue de l’étang, mise à part l’étang Zommange où un deuxième point d’observation est réalisé afin d’ avoir une vue sur la cornée non visible de la digue.

Les inventaires se font généralement l’après midi de 13 h à 17h, car en cas d’ensoleillement un contre jour perturbe les comptages sur la plupart des sites et les conditions d’observation s’en trouvent altérées.

Le milieu de la semaine a été retenu, car il permet de décaler le comptage d’un jour avant ou d’un jour après si les prévisions ou les conditions météorologiques sont mauvaises. Après recensement de tous les oiseaux d’eau, (foulques, canards, oies, cygnes, cormorans et grèbes), les données sont immédiatement transcrites sur un bordereau de comptages. Depuis 1999, différentes mesures, comme la température, l’oxygène, la turbidité, la conductivité dans l’eau, la météo ou les dérangements sont enregistrés.

La somme des oiseaux comptés sur les différents sites ainsi que les espèces peu communes observées sont transférées sur un tableur Excel afin d’y être analysées et interprétées. Le matériel utilisé pour les comptages est une longue-vue et une paire de jumelles , un compteur et un bordereau de comptage. Les déplacements sur les différents étangs se font au moyen d’un véhicule de service.

Depuis 1999, un bilan annuel des comptages est effectué au début de l’année suivante.

Comptage hivernal des cigognes blanches

Suivi réalisé en partenariat avec le Collectif Cigognes France.

Protocole de comptage hivernal des Cigognes.

Il s’agit d’une population de Cigognes blanches présentent uniquement pendant la période hivernale. Un nombre conséquent d’oiseaux s’installe sur le site en raison du nourrissage quotidien d’oiseaux sédentarisés.

Fiche d’hivernage :

  • La date, le département et les coordonnées de l’observateur
  • Le nombre total de cigognes en précisant le nombre d’oiseaux bagués ou non bagués
  • La localisation de lieu d’observation (commune ou lieux-dits)
  • La nature du milieu fréquenté (marais, prairies, bâtiments, perchoirs)
  • Les n° de bagues, (patte droite, patte gauche), nature de la bague (aluminium, plastique)
  • Si la cigogne est baguée mais n’a pas pu être identifiée. (Non Identifiée)
  • La présence d’une décharge dans un rayon de 10 km autour du site d’hivernage
  • Le carré kilométrique dans le système UTM WGS 84 (carte au 25000ème) dans le but d’identifier les secteurs privilégiés ou à protéger
  • L’heure de l’observation

Les données sont transmises au coordinateur du Groupe Cigogne France.

Suivi des oiseaux paludicoles

Les différentes méthodes d’inventaire de l’avifaune ne produisent pas toutes les mêmes types de résultats et ne sont pas interchangeables. Certaines d’entres elles peuvent produire des données essentiellement qualitatives, alors que d’autres fournissent des dénombrements quasiment exhaustifs. Elles ne peuvent être mises en place que sur de petites superficies et moyennant un investissement horaire important. La méthode doit donc prendre en compte les résultats que l’on souhaite obtenir, ainsi que sa faisabilité en fonction des moyens disponibles.

La technique normalisée généralement appliquée, est la technique des IPA (Indice Ponctuel d’Abondance, élaboré par Blondel, Ferry et Frochot en 1970). Elle consiste à noter tous les contacts auditifs et visuels que l’on recense pendant 20 minutes avec les oiseaux et ce depuis un point fixe. Cette technique ne peut donc pas être appliquée à l’étang de Lindre étant donné les 27 km de rives qui bordent l’étang.

La méthode IKA (indice kilométrique d’abondance) est la mieux adaptée. Elle consiste à longer les bordures de l’étang et d’y recenser tous les contacts auditifs et visuels avec les espèces.

Chez les passereaux, le mâle chante pour marquer son territoire et trouver une femelle. Il va indiquer la présence d’un couple éventuel. Pour optimiser les résultats et entendre le maximum d’espèces, les inventaires se font plutôt le matin de bonne heure, par temps calme et sans pluie. Toutes les espèces contactées lors du passage sont inscrites sur photo aérienne, puis ensuite traitées par informatique.

Depuis la campagne 2011, ces données sont saisies sous forme SIG sous MAPINFO. Vu la distance à parcourir, plusieurs demi-journées sont nécessaires pour longer la totalité des rives de l’étang de Lindre. Une demi-journée suffira pour chaque étang satellite.

Le comptage sur l’étang de Lindre se réalise en 2 passages :

  • Le premier passage du 15 au 30 avril, s’effectue à pied sur les bordures de l’étang accessibles. Ce passage va permettre de recenser les espèces migratrices précoces, comme le Phragmite des joncs et le Bruant des roseaux
  • Le deuxième passage est réalisé au cours de la deuxième quinzaine du mois de mai, rarement la première semaine du mois de juin car les hydrophytes peuvent gêner la navigation sur l’étang. Ce passage s’effectue par l’intérieur de l’étang à l’aide d’une barque propulsée par un moteur électrique silencieux qui remplace la perche traditionnelle.

Le parcours est ainsi plus aisé et le comptage plus précis. Il permet de recenser les migrateurs plus tardifs comme la Rousserolle turdoïde, la Rousserolle effarvatte et d’autres oiseaux comme le Héron pourpré ou le Blongios nain. Les nids de foulques et de grèbes sont aussi quantifiés.

A la suite de ces deux passages, un bilan est effectué pour chaque zone prospectée. Ce bilan permet d’avoir sur le même fond de carte toutes les espèces d’oiseaux paludicoles présentes. Une superposition des points de comptages, lors des deux passages, est nécessaire, afin de ne pas compter deux fois le même individu.

Présentation des sites prospectés

Afin de pouvoir réaliser des observations représentatives sur l’ensemble de l’étang de Lindre, on le décompose en 6 secteurs :

  • Cornée d’Assenoncourt :
    Cette partie est quasiment entièrement bordée de prairies, mis à part dans sa partie sud-est où on y trouve des haies et des petits bosquets. Les typhaies et les joncs sont assez présents, et la roselière est en bon état de conservation.
  • Cornée de Zommange :
    Cette cornée présente principalement des prairies sur sa rive droite, mais elle est bordée par la forêt du Romersberg sur sa rive gauche. On y note une belle roselière sur sa quasi-totalité, pouvant atteindre plusieurs mètres de large par endroit. Le ruisseau de Speck y afflue à l’est, ce qui permet un développement relativement important de la roselière.
  • Cornée de Guermange :
    Sa partie sud est bordée par une ripisylve et par des prairies. C’est au nord que l’on y trouve exclusivement de la prairie. Cette cornée a connu d’importants aménagements en 2005, afin d’éviter son eutrophisation.
  • Presqu’île de Tarquimpol :
    Cette presqu’île est formée par une avancée de la terre sur l’étang au niveau de Tarquimpol. Elle est principalement bordée par des prairies, et possède une roselière relativement fournie et étendue, même si cette dernière a été partiellement détruite par le pâturage lors des assecs.
  • Rive Ouest :
    Ce secteur démarre du déversoir sur la digue principale, jusqu’à Tarquimpol, en passant par l’île de la folie. Elle est tout d’abord bordée par des arbustes et des haies, et à partir de l’île de la folie, elle est essentiellement longée par des prairies jusqu’au village de Tarquimpol. C’est d’ailleurs dans cette deuxième partie que la roselière est dégradée, tendant à disparaître à certains endroits.
  • Rive Nord et Romersberg :
    La partie allant de la digue de palplanche jusqu’à la digue en terre est longée par la forêt du Romersberg, et après la digue en terre, la bordure est constituée d’une haie, puis par le bois de Auspaires. Sur ces rives, la roselière n’est pas très large, mais elle reste présente, voir abondante au niveau de la digue en terre.
  • Suivi du grand cormoran

Dans le cadre du recensement des Grands cormorans en Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne et conduit par L’ONEMA. Un comptage est effectué sur les étangs du Domaine de Lindre de novembre à février.

Lorsque tous les oiseaux sont au dortoir, c'est-à-dire un peu avant la tombée de la nuit, il sont alors dénombrés. Les chiffres sont immédiatement transmis au coordinateur local. 

Recensement national des hérons arboricoles

  • Espèces concernées

Hérons cendré et pourpré, et autres ardéidés. Les effectifs nicheurs concernent le nombre de nids occupés.

  • Méthode appliquée

La période de comptage s’effectue d’avril à juillet en fonction des espèces. Une seul et brève visite est demandée afin de ne pas déranger les nicheurs (pillage par les corvidés). Chaque nid est compté en vérifiant son occupation selon divers critères. Présence d’adultes ou de jeunes, présence de fientes fraîches, de coquilles, de nourriture.

Les fiches de recensement de chaque colonie sont envoyées au coordinateur pour la synthèse des données.

Suivi des autres animaux

Des suivis occasionnels sont entrepris sur les propriétés départementales à l’occasion des différentes opérations de gestion.

Le suivi entomologique

FF-132 zigene Globalement, les insectes restent fortement méconnus en général, bien que représentant environ 80 à 90 % de la biodiversité. Mais une étude menée en 2003 par le Parc Naturel de Lorraine a permis de connaître un peu mieux certains groupes présents sur l’étang de Lindre ou à proximité. Parmi ces espèces on trouve notamment des odonates, des coléoptères, des hétéroptères, des trichoptères et de quelques espèces de lépidoptères, de nevroptères, de diptères, d’orthoptères, de mécoptères et de mégaloptères.

Les odonates

36 espèces ont été vues et identifiées sur l’étang de Lindre et 8 autres espèces sont potentiellement présentes sur l’étang. Cette diversité est tout à fait remarquable, en effet seulement 66 espèces sont connues pour la région Lorraine (Richard 2004). Parmi ces espèces on trouve notamment :

  • Coenagrion mercuriale (Agrion de Mercure) : Cette espèce d’intérêt européen (Directive Habitat annexe 2, Natura 2000), se trouve dans les cours d’eau lent. Elle fut localisée en 2001 sur un ruisseau du fond de la cornée de la Folie (le Rodbeau) (Roussel & Godé 2003, Richard 2004). Elle n’a pas été retrouvée sur l’étang de Lindre en 2003, mais a pu passer inaperçue (Roussel & Godé 2003).
  • Aeshna affinis (Aeschne affine) : C’est une espèce méditerranéenne erratique et migratrice rare en Lorraine. Elle est recensée à Lindre en 2003 et des émergences ont été observés (en juin), preuve de sa reproduction sur le site. Elle a été notamment observée sur la cornée de la Folie et au bout de la tranchée du milieu (Roussel & Godé 2003).
  • Aeshna isoceles (Aeschne isocèle) : C’est une espèce qui était autrefois très rare et qui se répand sur la plupart des étangs en Woëvre. Elle a été observée en 2003 dans les quatre cornées de l’étang de Lindre (fin mai - début juin) (Roussel & Godé 2003).
  • Anax parthenope (Anax parthénopéen) : C’est une espèce d’origine méditerranéenne, migratrice, très rare en Lorraine. En 2003 une quinzaine d’individus migrateurs ont été observés sur l’étang de Lindre (en juillet) (Roussel & Godé 2003). Cette libellule n’avait été vue que sur cinq sites en Lorraine et c’est le premier en Moselle.
  • Orthetrum coerulescens (Orthetrum bleuissant) : C’est une espèce peu abondante en Lorraine, on la trouve près des ruisseaux herbeux, des sources, des étangs tourbeux et des zones de marais inondées. En 2003 quelques individus ont été vus en cornées de Zommange et d’Assenoncourt (Roussel & Godé 2003).
  • Orthetrum brunneum (Orthetrum brun) : C’est une espèce pionnière, peu abondante en Lorraine, qui fréquente toutes sortes de milieux en basse altitude. Il est possible qu’elle se reproduise à Lindre (Roussel & Godé 2003).
  • Lestes dryas (Leste des bois) : C’est une espèce peu commune, fréquentant les mares en milieu ouvert. Elle a été retrouvée sur les quatre cornées de l’étang de Lindre en 2003, avec une forte densité en cornée de Zommange (Roussel & Godé 2003).

Les coléoptères

CN 240-lucane-cerf-volant 246 espèces ont été recensées en 2003 sur la zone de l’étang de Lindre sur les 5000 espèces présentes en Lorraine (Roussel & Godé 2003).

Il a été recensé notamment :

  • 70 espèces de carabes
  • 40 espèces de staphylins
  • 25 espèces de longicornes
  • 22 espèces de chrysomèles
  • 20 espèces d’hydrophiles
  • 17 espèces de dytiques
  • 11 espèces de charançons
  • 4 espèces de scarabées
  • 3 espèces de lucanes
  • 3 espèces de coccinelles
 

Parmi ces espèces ont trouve notamment :

  • Lucanus cervus (Lucane cerf volant - Lucanidae) : c’est une espèce d’intérêt européen (Directive Habitat, Natura 2000) fréquentant les milieux forestiers. Elle est présente dans les massifs forestiers autour de Lindre.
  • Bembidion manerheimii (Carabidae) et Stenus canaliculatus (Staphylinidae) : deux espèces aquatiques rares présentes sur l’étang de Lindre.

Les lépidoptères

CN 239-ecaille-fermiere 28 espèces sont recensées, ce sont principalement les espèces proches de l’étangs (Roussel & Godé 2003), les lépidoptères étant assez peu inféodés à un habitat étang. Sur la zone de l’étang de Lindre on trouve notamment :

  • Lycanea dispar (Cuivré des marais) : C’est une espèce très localisée en Lorraine, d’intérêt européen (Directive Habitat, Natura 2000). Cette espèce diurne est notamment inféodés aux prairies humides à Rumex (notamment Rumex crispus) pour sa reproduction. Il est bien présent sur de nombreux sites périphériques de l’étang de Lindre, prairies d’Assenoncourt, prairies de Lindre Basse, prairies de Tarquimpol, Dieuze, Rochbach les Dieuze, … (Roussel & Godé 2003).
  • Callimorpha quadripunctaria (Ecaille chinée) : C’est une espèce commune en France des milieux humides qui est protégée en Europe, mais en fait seule une sous espèce (C. q. rhodonensis, endémique de l’île de Rhodes) est réellement menacée. Elle est tout de même moins fréquente dans le Nord-est de la France. Cette espèce est présente sur les sites périphériques de Lindre.

Autres

Il a été recensé en 2003 sur l’étang de Lindre :

  • 23 espèces de Trichoptères
  • 20 espèces d’Hétéroptères
  • 7 espèces d’Orthoptères
  • 3 espèces d’Ephéméroptères
  • 2 espèces de Mécoptères
  • 2 espèces de Nevroptères
  • 1 espèce de Diptères
  • 1 espèce de Mégaloptères
 

Cette liste de l’entomofaune de l’étang de Lindre est due à une seule campagne d’inventaire donc est forcément encore incomplète, mais elle donne une bonne idée de la richesse de l’étang de Lindre en insectes, et notamment en odonates. Deux groupes ont été bien étudiés, les odonates et les coléoptères, pour les autres groupes des études complémentaires pourront mieux préciser la richesse de l’étang de Lindre. Notamment des études sur les diptères et les éphémères pourraient être intéressantes, étant de bons indicateurs de la qualité de l’eau.

Le suivi mammalogique

blaireau Les mammifères n’ont pas fait l’objet d’un inventaire spécifique comme les autres groupes en 2003, les données proviennent des études et suivis antérieurs, notamment de F. Schwaab et du GEML.

Le site de l’étang de Lindre abrite les mammifères communs de la région Lorraine, l’intérêt du site réside dans la diversité d’habitats offerts ainsi que l’abondance des ressources alimentaires. (Richard 2004)

On observe notamment :

  • 6 espèces d’insectivores (hérisson, taupe, musaraignes) ;
  • 8 espèces de carnivores (renard, belette, blaireau, chat sauvage, hermine, fouine, martre, putois) ;
  • 14 espèces de rongeurs (écureuil, campagnols, crocidure, mulots, muscardins, rats, souris) ;
  • 11 espèces de chiroptères (chauves-souris), plus le lièvre brun, le sanglier et le chevreuil.

Parmi les chiroptères, le Vespertilion de Bechstein est une espèce sédentaire rare, qui vit dans les forêts et milieux humides. Sur l’étang de Lindre elle est régulièrement notée en marge de la forêt du Romersberg, tant pour la reproduction, que pour l’hivernage.

La plupart des mammifères ne sont pas notées directement dans l’étang mais dans ces proches abords, notamment en forêt du Romersberg pour les chauves-souris. L’étang constituent tout de même un bon territoire de chasse pour les chauves-souris (annexe 15a) qui sont bien présentes au niveau de la digue de la cornée de Zommange. Des terriers de blaireau sont recensés autour de l’étang (à Lindre Basse et à Guermange) (annexe 15b), ils peuvent occasionnellement servir lorsqu'ils sont abandonnés, de refuge ou de lieu de reproduction pour le chat sauvage. (Richard 2004)

Le suivi herpétologique

Les batraciens (ou amphibiens) se répartissent en anoures (grenouilles et crapauds) et urodèles (tritons et salamandres). Ils font l’objet de suivis irréguliers sur le Domaine après une campagne de recensement systématique en 2005 sur l’ensemble des propriétés du Domaine de Lindre.

Les amphibiens

Les anoures sont représentés par :

  • La Rainette arboricole (Hyla arborea) : C’est une espèce assez régulière dans les roselières, en bordure des mares ou le long des fossés. La prospection en 2003, s’est faite par écoute des mâles chanteurs. Aucune ponte n’a été trouvée, mais de nombreux têtards et jeunes ont été capturés au filet en cornées de Zommange, de Guermange et d’Assenoncourt (Roussel & Godé 2003). En 2003 une estimation de 40 mâles chanteurs a été faite mais elle paraît vraisemblablement sous estimée, du fait des conditions de prospection (Roussel & Godé 2003, Richard 2004). Les rainettes sont également très présentes sur de nombreux étangs satellites tels que l’étang de St Jean, l’étang d’Armessous, l’étang du Guémelbruch … (Roussel & Godé 2003).
  • La Grenouille rousse (Rana temporaria) : C’est une espèce très régulière dans les mares forestières mais dont la taille des populations est nettement inférieure à celle des Grenouilles vertes. Elle est répandue dans toutes les cornées de l’étang et notamment en forte populations dans les cornées de la Folie, de Guermange et d’Assenoncourt (Roussel & Godé 2003). Des reproductions ont lieu dans les 4 cornées et notamment dans la cornée de Zommange (Roussel & Godé 2003, Richard 2004).
  • La Grenouille de Lesson (Rana lessonae) : Elle est présente en grand nombre sur toutes les roselières de l’étang de Lindre et notamment en cornées de Guermange et d’Assenoncourt (Roussel & Godé 2003, Richard 2004). Dans l’étang elle est mélangée au population de grenouille verte, elle est en souche pure dans les ornières et les mardelles du Romersberg.
  • La Grenouille verte (Rana kl. esculenta) : C'est un hybride de la grenouille de Lesson et de la grenouille rousse. C’est l’espèce d’amphibiens dominante de l’étang de Lindre avec une population estimée à 10000 individus (Roussel & Godé 2003). De nombreux spécimens ont été vus dans toutes les cornées de l’étang en 2003, et notamment au niveau de la digue en palplanche et au niveau de la cornée de Guermange.
  • La Grenouille rieuse (Rana ridibunda) : C'est une espèce présente dans les étangs. Elle n’a pas été vue en 2003, mais a été signalée sur l’étang de Lindre auparavant par M. Renner (Roussel & Godé 2003). Sa présence reste à confirmer.
  • Le Crapaud commun (Bufo bufo) : Il est présent dans les étangs uniquement au moment de la reproduction. De jeunes crapauds ont été vus en 2003 en cornée de Zommange, en cornée de Guermange, en cornée de la Folie et au niveau de la digue en palplanches (Roussel & Godé 2003). De nombreux têtards ont été trouvés en 2003 au niveau du chenal en cornée d’Assenoncourt (Roussel & Godé 2003).
  • Le Crapaud sonneur ventre jaune (Bombina variegata) : Non reproducteur dans les étangs en pleine eau, cette espèce pionnière préfère les ornières forestières. Il n’a pas été vu en 2003 ni dans l’étang, ni dans la forêt du Romersberg, probablement à cause des conditions très sèches cette année là (Roussel & Godé 2003). Elle est signalée dans les abords de l’étang notamment au bord du Guémelbruch et vers le «Halbert» sur Tarquimpol. C’est une espèce à suivre durant les travaux d’assec car elle pourrait en profiter et coloniser de nombreuses ornières et trous d’eau dans l’étang vidé (Roussel & Godé 2003, Richard 2004).

Les urodèles sont représentés par :

  • Le Triton crêté (Triturus cristatus) : Non observé dans l’aire d’étude mais présent à proximité et cité en 1981. Il a été retrouvé dans deux mares de la forêt du Romersberg en 2003 (Roussel & Godé 2003). Il est également retrouvé sur quelques étangs périphériques (étang de St jean, étang d’Osterweiher, Voite Etang) (Roussel & Godé 2003). Il pourrait être présent au niveau du contact de la cornée de Zommange et de la forêt du Romersberg, sa présence devra être confirmée.
  • Le Triton alpestre(Triturus alpestris) : En 2003 plusieurs individus ont été observés en cornée de Guermange et dans une ornière forestière à 10 mètres de la roselière (Roussel & Godé 2003).
  • Le Triton ponctué (Triturus vulagris) et le Triton palmé (Triturus helveticus) : Très réguliers dans les mares et les étangs, des larves des deux espèces ont été retrouvées ensemble en 2003 dans la cornée de Zommange, au niveau du renfoncement forestier entre le Bois du Speck et le Bois de la Clé en Forêt du Romersberg, dans le chenal amenant l’eau de l’étang de Zommange et dans les roselières au niveau du bois du Speck, de la cornée de Guermange et de la cornée de la Folie (Roussel & Godé 2003). Des adultes de tritons ponctués ont été vus en 2003 dans les cornées de Guermange et Zommange (Roussel & Godé 2003).
  • La Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) : présente avec de fortes populations dans les fossés et mares de la forêt du Romersberg, elle n’est pas retrouvée dans l’étang de Lindre (Roussel & Godé 2003).

Les reptiles

CN 235-lezardLeur étude a été menée par observation en même tant que l’inventaire des amphibiens en 2003 par Thomas Roussel et Laurent Godé (PNRL). Des données existent également dans le Document d’Objectif Natura 2000 et dans les Atlas communaux, notamment d’Assenoncourt édité par le Parc naturel régional de Lorraine, permettant de compléter la liste des reptiles présents sur la zone de l’étang de Lindre (périmètre Natura 2000).

Les espèces présentent sur la zone de l’étang de Lindre sont :

Anguidae

  • L’orvet (Anguis fragilis) : Il n’est pas observé sur le site de l’étang de Lindre en 2003, mais quelques individus ont été retrouvés en forêt limitrophe (Roussel & Godé 2003).

Lacertidae

  • Le Lézard vivipare (Lacerta vivipara) : Il est présent quasiment partout autour de l’étang de Lindre (Roussel & Godé 2003).
  • Le Lézard des souches (Lacerta agilis) : Ce petit lézard rare dans le Pays des étang est retrouvé dans les zones périphériques de Lindre notamment à Assenoncourt (PNRL 2001). Il fréquente les zones de haies et ripisylve.
  • Le Lézard des murailles (Podarcis muralis) : Il n’est pas présent directement autour de l’étang mais fréquente les zones périphérique, notamment près de villages.

Colubridae

  • La couleuvre à collier (Natrix natrix) : C’est une espèce commune dans les abords des étangs et cours d’eau. Elle est présente notamment dans les roselières de l’étang de Lindre (Roussel & Godé 2003, Richard 2004).

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