Les suivis de l'avifaune et les comptages au Domaine de Lindre 

Suivi des anatidés (oiseaux d'eau)

Méthode appliquée : comptage hebdomadaire des oiseaux d’eau (Foulques, canards, cygnes, oies, grèbes et cormorans) sur les étangs du Domaine de Lindre

 

Mis en place en janvier 1993, un comptage hebdomadaire sur l’étang de Lindre et ses étangs satellites a été réalisé. Vu la superficie de l’étang de Lindre il a été nécessaire d’établir neuf points d’observation sur le site ceci afin de pouvoir balayer l’ensemble de la surface de l’étang de Lindre.

 

Sur les autres étangs, il n’ y a qu’ un seul un point de comptage est effectué, généralement de puis la digue de l’étang, mise à part l’étang Zommange où un deuxième point d’observation est réalisé afin d’ avoir une vue sur la cornée non visible de la digue.

 

Les inventaires se font généralement effectués l’après midi de 13 h à 17h, car en cas d’ensoleillement un contre jour perturbe les comptages sur plupart des sites et les conditions d’observation s’en trouvent altérées.

 

Le milieu de la semaine a été retenu car il permet de décaler le comptage d’un jour avant ou d’un jour après si les prévisions ou les conditions météorologiques sont mauvaises.

Après recensement de tous les oiseaux d’eau, (Foulques, canards, oies, cygnes, cormorans et grèbes), les données sont transcrites immédiatement sur un bordereau de comptages avec depuis 1999, la prise de différentes mesures, comme la température, l’oxygène, la turbidité, la conductivité dans l’eau, la météo ou les dérangements.

 

La somme des oiseaux comptés sur les différents sites et la liste des espèces peu communes observées le même jour sont transférées sur un tableur Excel afin d’y être analysées et interprétées.

Le matériel utilisé pour les comptages est une longue-vue et une paire de jumelles de bonne qualité, un compteur et un bordereau près rempli. Les déplacements sur les différents se font au moyen d’un véhicule de service.

 

Depuis 1999, un bilan annuel des comptages est effectué au début de l’année suivante.  

Comptage hivernal de Cigognes blanches

Suivi réalisé en partenariat avec le Collectif Cigognes France

 

Protocole de comptage hivernal des Cigognes

Il s’agit d’une population de Cigognes blanches présentent uniquement pendant la période hivernale. Un nombre conséquent d’oiseaux s’installe sur le site en raison du nourrissage quotidien d’oiseaux sédentarisés.

Fiche d’hivernage :

La date, le département et les coordonnées de l’observateur.

Le nombre total de Cigognes en précisant le nombre d’oiseaux bagués ou non bagués.

La localisation de lieu d’observation (commune ou lieux-dits).

La nature du milieu fréquenté (marais, prairies, bâtiments, perchoirs).

Les n° de bagues, (patte droite, patte gauche), nature de la bague (aluminium, plastique).

Si la cigogne est bagué mais n’a pas pu être identifiée. (Non Identifiée).

La présence d’une décharge dans un rayon de 10 km autour du site d’hivernage.

Le carré kilométrique dans le système UTM WGS 84 (carte au 25000ème) dans le but d’identifier les secteurs privilégiés ou à protéger.

L’heure de l’observation

Les données sont transmises au coordinateur du Groupe Cigogne France  

Le suivi des oiseaux paludicoles

 

Les différentes méthodes d’inventaire de l’avifaune ne produisent pas toutes les mêmes types de résultats et ne sont pas interchangeables. Certains d’entres elles peuvent produire des données essentiellement qualitatives à différentes échelles alors que d’autres fournissent des dénombrements pratiquement exhaustifs, mais ne peuvent être mise en œuvre que sur de petites superficies et moyennent un important investissement en temps. La méthode de travail doit donc être sélectionnée en priorité sur la base du type de résultats que l’on recherche puis sur sa faisabilité au regard des moyens disponibles.

 

Parmi les différentes méthodes de dénombrement utilisables, celles des Indices Ponctuels d’Abondance (IPA) et des Echantillonnages Ponctuels Simples (EPS) semble les plus à même de satisfaire les attentes de ce programme. 

Les Indices Ponctuels d’Abondance

 

La méthode des IPA a été élaborée et décrite par Blondel, Ferry et Frochot en 1970.

Cette méthode consiste, aux cours de deux sessions de comptage, à noter l’ensemble des oiseaux observés et/ou entendus durant 20 minutes à partir d’un point fixe du territoire. Tous les contacts auditifs ou visuels avec les oiseaux sont notés sans limitation de distance.

 

Ils sont reportés sur une fiche prévue à cet effet à l’aide d’une codification permettant de différencier tous les individus et le type de contact (chant, cris, mâle, femelle, couple,…). Sur la fiche de relevé, le point ou station peut être matérialisé par un cercle dont le centre est virtuellement occupé par l’observateur. Ce système de notation à l’intérieur d’un cercle facilite le repérage spatial des individus contactés.

 

A la fin de chaque session de dénombrement, le nombre d’espèces et d’individus de chacune d’elles est totalisé en nombre de couples.

 

Les deux sessions de dénombrement doivent être réalisées strictement au même emplacement. La première, réalisée au début du printemps (entre le 1er avril et le 8 mai) permet de prendre en compte les espèces sédentaires et migratrices précoces. La seconde réalisée plus tard (entre le 9 mai et le 15 juin) permet de dénombrer les migrateurs les plus tardifs.

 

Les comptages doivent être effectués par temps calme (les intempéries, le vent et le froid vif doivent être évités), durant la période comprise entre 30 minutes et 4 à 5 heures après le levé du jour (l’activité vocale des oiseaux diminuant au cours de la matinée, les points d’écoute effectués en fin de séance sont en général moins fructueux que les premiers). 

Les Echantillonnages Ponctuels Simples

 

La méthode des EPS est identique à celle des IPA mais conduite sur une durée de 5 minutes seulement. La différence de 15 minutes entre les deux méthodes apporte un pourcentage d’espèces nouvelles (apport quantitatif non négligeable), donc le choix entre l’IPA et l’EPS réside dans les moyens et les objectifs avancés. En définitive, il sera possible d’échanger dans le protocole une station d’IPA par une d’EPS si cela est nécessaire. 

Les Parcours adaptés

 

En raison de la configuration et surtout de la distance de roselières qui bordent l’étang de Lindre une méthode appropriée a été mise en place pour palier les inconvénients des Indices Ponctuels d’Abondance. Les habitats où l’accès est difficile sont peu propices aux IPA (exemple : Roselière). De ce fait, une méthode a été mise en place, il s’agit de tour d’étang en barque ; il faut longer les berges de l’étang et identifier les contacts auditifs ou visuels, cette méthode nécessite deux personnes, une qui fait avancer l’embarcation et une qui observe et note les chanteurs et les nids de grèbes et Foulques macroules.

 

Sont pris en considération les colonies de Hérons pourprés mais aussi de Butors étoilé et blongios ainsi que busards des roseaux et toutes nidifications d’anatidés. Deux passages sont nécessaire pour prendre en compte tous les migrateurs, les dates sont les même que pour les IPA. 

Application de la méthode sur le Domaine de Lindre

 

On peut alors classer les étangs en degré d’intérêt ornithologique :

­ Premier niveau : Etang de Lindre

­ Deuxième niveau : Zommange, Lansquenet

­ Troisième niveau : Les autres étangs périphériques appartenant au Domaine de Lindre

 

Comprenant les étangs déjà échantillonnés les années précédentes.

Ces étangs peuvent être différenciés en fonction de :

- Leur superficie

- Leur distance à l’étang de Lindre

- Leur propriété : point d’eau forestier (plus intéressant pour les rapaces), étang de plaine

Arrivé à un certain seuil (cf. figure 1), l’échantillonnage sera représentatif de l’étang étudié (correspond au moment où la courbe atteint un plateau). En d’autres termes, plus on grandit l’aire d’échantillonnage et plus on observe de nouvelle espèce jusqu'à arriver à un plateau où l’augmentation de la taille de l’échantillonnage n’a plus d’effet.  

Durée de la mission

 

Un passage en barque sur chaque site à prospecter sur l’étang de Lindre dure en moyenne une demie-journée par cornée un peu moins pour certaines rives d’eau. Il en est de même pour les étangs de Zommange et Lansquenet. Pour les plus petits il est possible de compter deux étangs par demie-journée.

Ce même protocole reste appliqué

Ce protocole a été réalisé pour l’année de la mise en assec de l’étang de Lindre avec une recherche d’IPA plus appliquée.

La fiche habitat

 

Un relevé détaillé de l’habitat est effectué autour de chaque point d’écoute grâce à la photo aérienne sur laquelle sont transcrites les données.  

Suivi du Grand Cormoran

 

Dans le cadre du recensement des Grands cormorans en Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne et conduit par L’ONEMA (Office national de l’eau et des milieux aquatiques). Un comptage est effectué sur les étangs du Domaine de Lindre de novembre à février.

 

Lorsque tous les oiseaux sont au dortoir soit un peu avant la tombée de la nuit il sont alors dénombrés. Les chiffres sont immédiatement transmis au coordinateur local. 

Recensement National des Hérons arboricoles 

Espèces concernées

 

Héron cendré, pourpré, et autres ardéidés. Les effectifs nicheurs concernent le nombre de nids occupés. 

Méthode appliquée

 

La période de comptage s’effectue d’avril à juillet en fonction des espèces. Une seul et brève visite est demandée afin de ne pas déranger les nicheurs (pillage par les corvidés).

Chaque nid est compté en vérifiant son occupation selon divers critères. Présence d’adultes ou de jeunes, présence de fientes fraîches, de coquilles, de nourriture.

 

Les fiches de recensement de chaque colonie sont envoyées au coordinateur pour la synthèse des données.





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